|
| 13 octobre 2004 - Moto, cyclo, scooter : les motards français à la loupe A l’occasion du premier anniversaire du Cercle Moto, lieu de réflexions et d’échanges pour les professionnels de la moto, GE Money Bank, spécialiste du crédit aux particuliers sous toutes ses formes, publie les résultats de la première étude indépendante du secteur, menée par le GIPA¹. Résultats : environ un motard sur cinq est une femme, et le conducteur d’un plus de 50 cm3 consacre le même budget qu’un automobiliste pour l’entretien, la réparation et les accessoires de son véhicule. L’âge de raison? Sept ans. Un cycle de vie qui règne décidément sur de nombreux secteurs : si les Français changent en moyenne de résidence principale tous les 7 ans, il en va de même pour les deux-roues. C’est en effet l’âge moyen des 2 441 000 deux-roues (hors vélos) circulant aujourd’hui en France. Si les 1 387 000 deux-roues de 50 cc et moins recensés affichent un âge moyen de 6 ans, du côté des plus gros cubes la moyenne est plus élevée. Arrivent en effet ex æquo à 23% les motos de 2-3 ans et celles…de plus de 10 ans (23%) ! «Ces chiffres reflètent à la fois la forte hausse des immatriculations depuis 1996, qui ont culminé en 1999 et l’âge avancé du parc sur les plus grosses cylindrées, qui implique une plus grande vigilance pour l’entretien» souligne Jean-Jacques Le Moigne, Président du Cercle Moto - GE Money Bank. Entretien, accessoires, réparation : un budget annuel équivalent à celui de la voiture! Pour la première fois, l’étude du GIPA¹ pour le Cercle GE Money Bank dévoile le budget moyen d’un « casqué ». Les conducteurs de cyclo, de scooter ou de moto déclarent dépenser en moyenne 1 683 € par an pour leur deux-roues, tous postes confondus (remboursement, réparation, assurance, essence, accessoires et entretien). Un chiffre qui passe du simple au double que l’on soit en-dessous ou au-dessus de la barre des 50cc: -
920 € par an pour les moins de 50cc, pour qui les frais d’essence représentent plus de 40% du budget, -
1887 € par an pour les plus de 50cc. Pour cette dernière catégorie, l’enquête révèle même que le budget recouvrant les accessoires, l’entretien et la réparation est équivalent à celui d’une voiture, pour un prix d’achat différent! L’analyse des profils révèle également de vraies différences sur l’ensemble des cylindrées : -
les hommes dépensent plus que les femmes pour leur monture : 1800 euros en moyenne par an contre 1100 euros pour les femmes -
en région parisienne, le budget s’envole à… 2400 euros par an! -
ce sont bien les 18-34 ans qui dépensent le plus pour leur deux-roues. Quelques surprises sous le casque Urbain et macho le monde du deux roues ? Rien n’est moins sûr, au vu des résultats de l’enquête du GIPA. Ainsi, un peu plus de 15% des conducteurs de moto de plus 50cc sont des femmes, et ce chiffre s’envole lorsqu’il s’agit des scooters et des cyclos de cylindrée inférieure, où un motard sur quatre est en fait… une motarde. « Ce chiffre est une vraie révélation pour la profession », souligne Jean-Jacques Delage, Président du GIPA. «Jusqu’à présent, peu de constructeurs ont considéré les femmes comme un segment de clientèle à part entière ». La carte de France de la moto comporte également quelques surprises : si un motard sur quatre, toutes cylindrées confondues, vit en zone rurale, on en compte désormais autant dans la seule région parisienne. La moto passion laisse la place à la moto fonction L’étude du GIPA définit pour la première fois les comportements des motards et tord le cou à une idée reçue : les passionnés ne représentent que 21% des utilisateurs de 2 roues. S’appuyant sur des critères comme l’usage du véhicule, la lecture de magazines spécialisés, ou la participation à des courses, l’étude place en tête les motards dit passifs (31%), qui circulent fréquemment en 2 roues, mais qui ne s’intéressent que très peu à l’univers de la moto. Suivent les motards hédonistes (24%), pour qui la moto est un loisir avant tout, mais ils déclarent un intérêt très limité pour l’univers de la moto. L’urbain pressé (12% des motards) utilise son 2-roues occasionnellement pour de petits trajets. « L’usager » (11%), pour qui le 2-roues est avant tout un moyen de transport, utilise fréquemment son 2-roues mais se fiche éperdument de l’univers de la moto. Zoom sur le marché de la rechange Que l’on parle d’achats ou de prestations, le marché de la rechange moto est aujourd’hui dominé par les constructeurs. L’étude du GIPA révèle que les motards sont avant tout à la recherche de critères comme la fiabilité, le prix, et la personnalisation du service, des attentes identiques à celles d’un automobiliste. Le comportement du conducteur de 2-Roues dépend énormément du type de véhicule : si, comme l’automobiliste, le motard a tendance à déléguer les opérations d’entretien de son véhicule à un prestataire de service (58%), le cyclomotoriste, lui, intervient plus facilement lui-même (46%), ou avec l’aide d’une tierce personne (12%), sur son 2-Roues. A l’évidence, les opérations à effectuer sur un plus de 50 cc sont plus techniques, et donc plus difficiles à réaliser soi-même! Aujourd’hui, grâce à cette étude, le GIPA est capable d’estimer le nombre de fois où une opération de maintenance a été réalisée sur un véhicule en une année. Quinze opérations ont été passées à la loupe, parmi lesquelles « Changer les plaquettes de frein », « Réparer une crevaison » ou encore « Faire la vidange ». Une mine d’or pour les souscripteurs de cette étude, qui peuvent enfin évaluer par exemple que 22% des conducteurs de scooters et de cyclos ont changé au moins une fois leurs plaquette de frein en 2003. Les autres grands chiffres de l’étude GIPA pour le Cercle GE Money Bank -
60% des 2 roues ont été achetés d’occasion -
80% ont été achetés comptant -
40% des motos, cyclos et scooters ont été achetés auprès d’un particulier (VN&VO) -
Peugeot et MBK représentent 60% du parc des 50cc et moins -
Yamaha et Honda se partagent la moitié du parc des plus de 50cc -
28% des cyclos et des scooters de moins de 50cc ont eu au moins une panne dans les douze derniers mois -
10% des motards (>50cc) ont eu au moins un accident au cours des 12 derniers mois A propos du GIPA Créé en 1986 par Jean-Jacques Delage, le GIPA, Groupement Inter-Professionnel de l’Automobile, de ses produits et de ses services, est un observatoire sectoriel totalement indépendant. Espace d’échange et de réflexion, le GIPA est présent dans 12 pays, de l’Europe à l’Amérique Latine et prévoit de s’étendre en Europe de l’Est (République Tchèque, Hongrie, Slovénie, Slovaquie). Interrogeant chaque année plus de 30 000 automobilistes et 15 000 réparateurs, le GIPA dispose de la plus grande base de données disponible sur le secteur de l’automobile. Depuis deux ans, le GIPA a étendu son champ d’intervention au monde de la moto, d’abord en Italie, puis en France en 2003. A propos de GE Money Bank En 1988 naissait le Cercle Auto-Gefiservices, une association loi 1901 rassemblant les professionnels du monde automobile. 15 ans plus tard, GE Money Bank crée le Cercle Moto, pour offrir aux distributeurs de 2 roues un espace leur permettant d’échanger leurs expériences et leurs analyses Filiale française de GE Consumer Finance (groupe General Electric), GE Money Bank est le spécialiste du crédit aux particuliers sous toutes ses formes : financements auto&moto, financements immobiliers, consolidation de crédits et financements aux particuliers. Avec 7 milliards d’euros d’encours en 2004, GE Money Bank est notamment le partenaire financier de KTM, Kawasaki, Triumph, Aprilia et MSA International (Roxon et Kymco). ¹ Etude réalisée en janvier et février 2004 en entretiens individuels de 40 minutes en face à face sur un échantillon de 1000 conducteurs de deux roues motorisé. | | | |